Colique néphrétique : que faire pendant la crise et comment éviter les récidives

Goutte d’eau tombant dans un verre d’eau
Image d’illustration

En bref

  • La colique néphrétique est une douleur très intense due à un calcul qui bloque l’écoulement de l’urine.
  • Fièvre, rein unique, absence d’urine ou douleur qui ne cède pas : il faut aller aux urgences.
  • Beaucoup de petits calculs s’éliminent seuls ; les autres sont fragmentés ou retirés.
  • Boire suffisamment, limiter le sel et faire analyser le calcul réduisent le risque de récidive.
ReinCalcul

Comment reconnaître une colique néphrétique ?

La douleur apparaît brutalement dans le bas du dos ou sur le côté, d’un seul côté, et descend souvent vers l’aine ou les organes génitaux. Elle vient par vagues, aucune position ne soulage, et elle s’accompagne parfois de nausées, de vomissements, d’envies fréquentes d’uriner ou de sang dans les urines.

Quand faut-il aller aux urgences ?

Appelez le 112 ou rendez-vous aux urgences dans ces situations, car l’urine bloquée doit parfois être drainée rapidement :

  • Fièvre ou frissons, qui font craindre une infection derrière le calcul
  • Un seul rein, ou une insuffisance rénale connue
  • Absence d’urine
  • Douleur qui ne cède pas aux antidouleurs
  • Grossesse

Comment se traitent les calculs ?

Le traitement dépend de la taille du calcul, de sa position et des symptômes. Les petits calculs s’éliminent souvent seuls en quelques jours ou semaines, avec des antidouleurs et parfois un médicament qui facilite leur passage.

Quand le calcul est trop gros, mal placé ou qu’il ne descend pas, l’urologue peut le fragmenter ou le retirer, le plus souvent par les voies naturelles, sans cicatrice.

Comment éviter une récidive ?

Après une première crise, un bilan de sang et d’urine permet de rechercher une cause. Les conseils de base :

  • Boire régulièrement tout au long de la journée, pour avoir des urines claires et environ deux litres d’urine par jour
  • Limiter le sel et les plats industriels
  • Ne pas supprimer le calcium : les produits laitiers en quantité normale protègent plutôt contre certains calculs
  • Modérer la viande et les boissons sucrées
  • Faire analyser le calcul expulsé : sa composition guide la prévention

Quels examens après une crise ?

Le scanner sans injection est l’examen de référence pour voir le calcul, sa taille et sa position. L’échographie est utile pendant la grossesse et pour le suivi. Une analyse d’urine et une prise de sang vérifient l’absence d’infection et le bon fonctionnement des reins.

Les techniques pour retirer un calcul

Selon la taille, la position et la composition du calcul, plusieurs techniques existent :

  • L’urétéroscopie : un fin endoscope passé par les voies naturelles fragmente le calcul au laser et en retire les morceaux
  • La lithotritie extracorporelle : des ondes de choc appliquées à travers la peau fragmentent certains calculs
  • La chirurgie percutanée : pour les gros calculs du rein, par une petite incision dans le dos

Questions fréquentes

Faut-il garder le calcul ?

Oui. Filtrez vos urines pendant la crise et apportez le calcul en consultation : son analyse indique comment éviter qu’il se reforme.

Un calcul peut-il revenir ?

Oui, les récidives sont fréquentes. Une bonne hydratation et des conseils adaptés à la composition du calcul réduisent nettement ce risque.

Combien de temps pour éliminer un calcul ?

Un petit calcul s’élimine souvent en quelques jours à quelques semaines. S’il ne progresse pas, si la douleur persiste ou en cas de fièvre, l’urologue propose de le retirer.

Pour aller plus loin

D’autres conseils

Ces informations sont générales et ne remplacent pas une consultation. En cas d’urgence, appelez le 112.
Article publié par le Dr Ayhan Bakar, urologue à Bruxelles (INAMI 17718534450).
Référence : recommandations de l’Association européenne d’urologie (EAU).

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